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Le doggy bag à la Française !

Le doggy bag à la Française !

Le doggy bag est une véritable institution aux Etats-Unis. Outre-Atlantique, on le croise partout sans se poser de question. Pourtant, comme le baseball ou les M&M au beurre de cacahuètes, il est quasiment invisible en France. Mais pourquoi ?

S’il ne fait pas encore l’unanimité en France, tout le monde, en revanche, en connaît le principe : à la fin d’un repas au restaurant, si l’assiette n’est pas finie, on peut emporter les restes chez soi, dans un emballage prévu à cet effet par le restaurateur. Littéralement, « doggy bag » signifie boite à toutou, mais le chien n’en profite que très rarement. Après des recherches extrêmement poussées à la BNF pendant plusieurs jours, nous avons découvert que le doggy bag serait né en Chine. On y utiliserait, en effet, depuis longtemps des boites pour la pratique de la vente à emporter. Mais dans la communauté des spécialistes du doggy bag, le débat fait rage. Dans d’autres ouvrages, on évoque également l’Italie et sa fameuse boite à Pizza. Quoi qu’il en soit, ce sont aujourd’hui les Américains qui sont champions du monde du doggy bag. Il est impossible de trouver un restaurant qui ne le proposerait pas.

Pourquoi le doggy bag marche-t-il si bien aux USA et si peu chez nous ? Les français seraient-ils insensibles au gaspillage alimentaire ? La réponse est plus complexe.

1 : Si les américains rapportent tellement de restes chez eux, c’est parce que les portions sont souvent… énormes. Quel touriste français n’a jamais été choqué au moins une fois par la taille démesurée des assiettes servies dans un Dinner. C’est même très souvent un argument de vente : le Burger XXL, la boite de trente nuggets de poulet ou la pizza géante. Forcément, il y a des restes et les américains savent qu’ils pourront repartir avec. C’est beaucoup moins le cas dans la restauration française. J’imagine d’ailleurs nos pauvres touristes américains faire la moue devant « le pavé de saumon et ses petits légumes » de nos restaurants.

2 : Nous ne mangeons pas la même chose. Certes, les habitudes alimentaires tendent à se standardiser, mais le snaking reste beaucoup plus répandu outre atlantique. En d’autres termes, il est beaucoup plus facile d’emporter à la maison la fin de sa pizza, qu’un reste de bœuf bourguignon.

3 : Les façons de s’alimenter ne sont pas non plus les mêmes. Nous mangeons, plutôt, à heure régulière quand les Américains ont tendance à manger un peu tout le temps. Vous verrez rarement un collègue finir ses nuggets sauce barbecue pendant la pause de 16h30. Même si je connais bien 2 ou 3 personnes capables de le faire.

: On ne peut pas le nier, il existe, quand même, un frein psychologique chez les Français. Il n’y qu’a voir la tête de ma belle soeur la dernière fois que j’ai demandé au serveur s’il pouvait emballer le reste de sa salade. Et pourtant je me suis régalé le lendemain midi.

Mais les choses bougent ! Depuis janvier 2016, les restaurateurs français sont incités agir. La ville de Paris distribue gratuitement des boites aux restaurateurs. Beaucoup d’autres villes et collectivités territoriales encouragent également les restaurateurs à mettre en place un système de doggy bag, notamment grâce à l’opération Gourmet Bag. Selon une étude menée en Auvergne Rhône Alpes, 95% des personnes interrogées seraient prêtes à franchir le pas! Le doggy bag en France a donc de beaux jours devant lui…

Et n’oublions pas que malgré les doggy bags, les Américains, sont, avec près de 300 kilos par an et par personne, parmi les plus gros gaspilleurs de la planète.

Pour aller plus loin :

Il existe une multitude de sociétés qui proposent leur doggy bag en France mais si il ne fallait en choisir qu’une  ce serait « la boîte anti-gaspi : Trop Bon Pour Gaspiller ». Elle est produite en France, recyclable et compostable ! Bref elle a tout bon !

 

C.K

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