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Vu sur le net. Testé sur le net. Pour en avoir le cœur net ! 1er épisode :

Vu sur le net. Testé sur le net. Pour en avoir le cœur net ! 1er épisode :

On trouve beaucoup d’astuces anti-gaspi sur le net, de l’incontournable pain perdu, aux chips d’épluchures en passant par le pesto de fanes de radis ou encore le fameux gratin de restes. Mais est-ce que ça marche, est-ce que c’est facile et surtout est-ce que c’est bon ? On a voulu tester pour vous et un peu pour nous, ces petites recettes.

1er épisode : Le bouillon d’épluchures.

C’est une recette anti-gaspi qu’on retrouve souvent sur le net. Par exemple  ou  ou encore

Elle répond à un problème récurrent de tout cuisiner anti-gaspi : que faire de mes déchets de cuisine, épluchures, fanes et autres tiges après la découpe ?

Le test :

Le principe est plutôt simple. On récupère tous les déchets de découpes (bio de préférence). On les lave puis on les met dans un sachet plastique qu’on place dans le frigo ou le congélateur. Une fois qu’on a suffisamment d’épluchures (une fois que le sac est plein, je suppose), on met le tout à bouillir pendant 40 minutes environ. Enfin, on passe l’ensemble au chinois pour ne récupérer que le bouillon. On pourra ensuite s’en servir pour faire une soupe, une sauce, un risotto ou encore le conserver quelques mois au congélateur, sous forme de jolis petits glaçons. Et en plus, c’est facile à faire et super bon ? Ok, on teste alors !!!!

Lundi : je me lance.

Ce soir je fais un curry de légumes à la maison et je lance l’opération récupération d’épluchures: nous disposons d’un oignon, de deux courgettes, d’un poivron, de deux carottes et d’une aubergine. Premier constat, je n’ai pas de sac plastique de congélation. A la maison on est plutôt zéro déchet, j’opte donc pour une petite boite plastique qui à l’avantage d’être réutilisable. L’avantage de cette recette c’est qu’on voit immédiatement la quantité d’épluchures qu’on produit et on peut vous dire que c’est ÉNORME ! En un repas, j’ai presque rempli ma petite boite à bouillon. Il va falloir que je pense à une solution pour réduire mes épluchures et peut-être à changer de boite. Finalement, je place le tout au congélateur en y ajoutant quelques tiges de persil que j’ai utilisées pour une salade.

Mardi : congeler c’est bien, mais…

Un souci de la congélation c’est qu’une fois gelés les aliments deviennent durs comme de la pierre et ils prennent aussi plus de place. J’y ajoute quelques épluchures de concombre mais demain il va falloir changer de boite. L’autre problème de la congélation c’est que ça consomme un peu d’énergie. Je ne connais pas bien la puissance de mon congélateur, mais ce n’est pas sûr que ce soit le top niveau rapport coûts/bénéfices. Premier conseil, surtout si vous êtes de gros mangeurs de légumes, utilisez plutôt votre frigo et faites votre bouillon sans attendre.

Mercredi : les vieilles habitudes reviennent au galop.

Ce soir, machinalement, toutes les épluchures finissent à la poubelle. Comme quoi les mauvaises habitudes ont la vie dure. Ce n’est qu’après le repas que je me souviens de ma petite expérience… et m….! Je suis un anti-gaspi hardcore mais pas au point de fouiller ma propre poubelle. Conclusion, si vous vous lancez dans le bouillon et plus généralement dans l’anti-gaspi, ce ne sera pas forcément simple au début. C’est progressivement et en se trompant qu’on modifie ses « vieilles habitudes ».

Jeudi : Plus de place.

Comme prévu mon tupperware est trop petit pour y mettre toutes les épluchures. Je suis obligé d’en utiliser un deuxième. Manque de pot le mini congélateur dans le mini frigo du mini, mais très sympa, appart de ma copine est déjà plein à craquer. On réussit tant bien que mal à rentrer les deux mais c’est décidé, ce week-end on fait notre bouillon.

 

Dimanche : le grand moment est arrivé.

Je me lève ce matin avec la ferme intention de faire un super bouillon anti-gaspi. Mais je vais devoir attendre un peu car il faut que mes deux boites d’épluchures dégèlent. Une fois décongelé, je lave bien le tout afin d’éviter que mon bouillon ait le goût de terre. Je retrouve même un bébé limace pendant le nettoyage… pauvre petite bête. Je fais revenir un peu d’ail et un oignon dans un faitout et j’ajoute mes épluchures que je couvre d’eau. Je laisse mijoter vingt minutes avant d’aller remuer, puis encore vingt minutes. Une bonne odeur s’échappe de la cuisine. Il ne me reste plus qu’à passer le tout au chinois. Mon bouillon est prêt. Je remplis un bocal que j’utiliserai cette semaine, je fais des petits glaçons de bouillon que je pourrai garder plusieurs mois et je me garde le reste pour agrémenter notre soupe de ce soir. Mmmmh ça va être bon.

Après l’avoir gouté, je trouve mon bouillon un peu amer, j’ai sûrement mis trop d’épluchures d’oignons. Nous l’avons quand même utilisé le soir même pour un velouté de fenouil. Et on peut dire que notre soupe avait plus de goût que d’habitude.

Conclusion :

On est d’accord, ça marche et ça donne du goût à notre soupe. L’expérience nous a permis de nous rendre compte qu’on produisait énormément de biodéchets et qu’on pouvait commencer par les réduire à la source. Mais le faire régulièrement me paraît compliqué. Surtout si on consomme beaucoup de légumes et qu’on a un tout petit congélateur comme nous. 😉

Est-ce que le compostage ne serait pas plus simple ? Individuel ou collectif, il en existe même en ville. La mairie de Paris teste actuellement un système de collecte des biodéchets, on aimerait bien tenter le coup! Ou pourquoi pas, si nous habitions à la campagne, adopter une poule ! Elle mange presque tous les déchets alimentaires et donne de bons œufs frais.

Bon, je vais en parler à ma compagne mais je ne suis vraiment pas sûr qu’elle dise oui.

C.K

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